Le Parfaict Danser
10 juillet/21h00 Croatie / Zadar
« La danse parfaite, c’est la mémoire, le tempo, le style, la tenue du corps, la diversité des mouvements et le partage de l’espace… ». C'est ainsi que commence l'un des premiers traités de danse de l'histoire, rédigé par le maître de danse italien Antonio Cornazzano au XVe siècle. Aller au-delà des pas et des figures qu'il décrit, c'est comprendre le rôle symbolique de cet art, dont le but est d'unir l'humanité terrestre au royaume de Dieu. Cet enregistrement fait écho à cette vision universaliste, en suivant le fil conducteur des premières danses notées et en explorant les chants ou les morceaux qui ont parfois également été la source et l'inspiration de compositions plus raffinées.
Les gravures et les enluminures médiévales sont les témoins muets de pratiques millénaires, dont les sources musicales sont aussi mystérieuses que rares. Qu’elles soient solennelles ou festives, les estampies, les ductia, les saltarelles et autres danses oubliées brossent le tableau d’un monde vivant et haut en couleur, fait de contrastes.
À partir du XVe siècle, on commence à trouver les traces des premières indications chorégraphiques. À la cour de Bourgogne, débordante de splendeur et de vitalité, l’aristocratie s’adonnait pleinement à la noble « basse danse », qui semblait jeter un pont entre le monde terrestre et le royaume des dieux. Parallèlement, à cette même époque, les maîtres de danse italiens couchaient leurs premiers traités sur le papier.
À partir du XVe siècle, on commence à trouver les traces des premières indications chorégraphiques. À la cour de Bourgogne, débordante de splendeur et de vitalité, l’aristocratie s’adonnait pleinement à la noble « basse danse », qui semblait jeter un pont entre le monde terrestre et le royaume des dieux. Parallèlement, à cette même époque, les maîtres de danse italiens couchaient leurs premiers traités sur le papier.
C’est toutefois à la Renaissance, avec l’avènement de l’imprimerie musicale à Venise, que la musique de danse allait se diffuser plus largement à travers l’Europe. Des récits extraordinaires sur les bals et les fastes de l’époque révèlent l’appétit de la population pour le divertissement et les festivités, en particulier à la cour de France. Les phrases courtes et répétitives des « branles à mener », jouées par les ménestrels à la cour d’Henri III, servaient à familiariser les premiers danseurs de cour avec leurs pas. De nos jours, le public est rapidement captivé par le pouvoir hypnotique de cette musique, une sensation que nous pouvons tous comprendre lorsque nous ressentons soudain l’envie de nous laisser aller sur la piste de danse !
Avec ce concert, Into the Winds explore avec joie une grande variété d’espaces et d’esthétiques et révèle plus que jamais l’intemporalité de cet art.