L'Europe gothique - Un voyage musical
18 juillet/20h00 France / Château de Sierck
Paris, XIIIe siècle. Alors que les bâtisseurs de Notre-Dame achèvent leur œuvre monumentale, compositeurs et théoriciens commencent à inventer une nouvelle façon d’écrire la musique. À l’image des voûtes et des arcs brisés que la lumière des vitraux dévoile peu à peu, un nouveau langage musical permet aux lignes mélodiques de se superposer, de se répondre et de s’élever ensemble, telles de véritables cathédrales sonores. Deux révolutions entremêlées qui, au cours des quatre siècles suivants, se répandront à travers l’Europe et chercheront à faire de la pierre et du son un lien entre la terre et le ciel.
Contrairement aux clichés courants, ce programme révèle l’extraordinaire vitalité d’un univers sonore riche en formes, en fonctions et en esthétiques. La musique est partout : elle célèbre les grandes festivités et les exploits chevaleresques, accompagne les rituels religieux, divertit les cours princières et dénonce parfois avec amertume l’injustice des puissants.
Portées par les timbres spectaculaires d’une famille vaste et variée d’instruments à vent, ces sonorités singulières plongent l’auditeur dans un univers où l’intimité côtoie l’extravagance, où la sérénité répond au tumulte, et où les moments festifs alternent avec des périodes de profonde contemplation.
Portées par les timbres spectaculaires d’une famille vaste et variée d’instruments à vent, ces sonorités singulières plongent l’auditeur dans un univers où l’intimité côtoie l’extravagance, où la sérénité répond au tumulte, et où les moments festifs alternent avec des périodes de profonde contemplation.
Aux côtés des lignes mélodiques hypnotiques des tout premiers motets qui résonnaient autrefois dans les premières cathédrales gothiques, résonnent les chants des troubadours appelant à la libération de Jérusalem assiégée. Sur le champ de tournoi, les hérauts annoncent les chevaliers, interrompus par les fanfares de ménestrels bruyants qui animeront plus tard la danse du soir au château. Dans les alcôves des palais, les chalumeaux et les trompettes à coulisse cèdent la place à de douces flûtes à bec fredonnant de subtiles polyphonies inspirées d’airs populaires… Et les nefs des cathédrales résonnent d’harmonies lumineuses, évoquant une paix céleste qui n’est pas encore devenue la paix du monde des hommes.